Syrie : décrétée nouvelle terre de Djihad

jihad-Islam-Muslims

Comme s’il ne suffisait pas qu’Assad massacre son propre peuple, l’appel lancé par le N°2 d’Al-Qaedaen Février  a été entendu et les djihadistes affluent en Syrie. La Tunisie cherche à négocier le retour de ses djihadistes de Syrie.

Depuis le début de la révolte syrienne contre le régime Assad, aucune opposition significative n’a émergé comme une alternative potentielle au régime alaouite.

l’opposition est divisée.

Le Conseil national de la Syrie, principal groupe d’opposition dirigé par le chef en exil Burhan Ghalioun, pourrait bien être dans un processus de désintegration, il a démissionné le 24 mai.

Il a eu des difficultés a rallier toutes les tendances de l’opposition notamment l’armée syrienne libre.

Comme dans le cas de l’Egypte, en Syrie les Frères musulmans silencieux au début de la révolte ont réussi à s’approprier (certains diraient détourner) la révolte et finalement devenir son épine dorsale.

En outre, les Frères musulmans, avec leur organisation présente dans le monde entier, fournissent des combattants musulmans qui viennent d4un peu partout rejoindre les rangs dans la lutte contre Assad.

Il est maintenant clair qu’en Syrie des conflits sectaires sont conduits par des salafistes extrêmes et d’autres organisations islamiques soigneusement orchestrées et coordonnées Al-Qaida.

Des « combattants » provenant des champs de bataille tels que l’Afghanistan, le Pakistan, l’Irak, la Libye et la Tunisie, et même certains volontaires musulmans viennent des pays européens pour lutter contre les dirigeants alaouites « hérétiques ».

Pour exemple

6 combattants tunisiens de la ville de Ben Guerdane en Tunisie sont morts en Syrie.

En Février, al-Qaïda Ayman al-Zawahiri a exhorté les musulmans à venir en aide aux rebelles syriens. Cet appel a coïncidé avec les rapports en provenance d’Irak que les combattants et des armes affluaient vers la Syrie.

Ils disposent généralement d’un financement saoudien ou qatari.

La transformation progressive de l’opposition syrienne en un mouvement dirigé par des musulmans extrémistes en coordination avec Al-Qaïda ne sert pas l’opposition. La majorité des Syriens ne s’identifient pas à ces radicaux. Au contraire, plus l’opposition porte le masque d’Al-Qaïda, plus il y a de la cohésion dans les rangs autour Assad.

Tout cela évidemment risque de déborder rapidement sur le Liban voisin.

En fait, les combats entre les Alaouites et les sunnites sont un reflet de la guerre entre deux alliances. Syrie, Iran et Hezbollah opposés à une alliance menée par l’Arabie saoudite et ses alliés, y compris les salafistes et autres musulmans fondamentalistes. La bataille sur l’avenir de la Syrie est symptomatique de la renaissance de la guerre froide entre l’Occident – avec les États-Unis, Royaume-Uni, la France, la Turquie et la Russie, indéfectible derrière le régime alaouite.

 Par David Feldmann pour israel-flash

 


Tunis cherche à négocier le retour de ses djihadistes de Syrie

Georges Malbrunot 

La tâche s’annonce rude, compte tenu des critiques répétées et acerbes du pouvoir tunisien contre le président syrien Bachar el-Assad.

« Les familles me demandent de négocier avec Assad le retour de nos djihadistes morts en Syrie ou encore détenus, confiait récemment le président tunisien, Moncef Marzouki, à un dirigeant de l’opposition syrienne en exil. « On n’en finit pas, ajoutait Marzouki, on vient juste d’arracher le retour de certains de nos djihadistes qui étaient emprisonnés en Irak ».

Des dizaines de Tunisiens se sont infiltrés ces derniers mois en Syrie pour combattre les forces de Bachar el-Assad qui répriment depuis plus d’un an une révolte populaire. Certains sont notamment passés par la Turquie, nous confiait récemment via Skype un salafiste syrien à la frontière entre son pays et la Turquie.

A plusieurs reprises, Moncef Marzouki a réclamé le départ du pouvoir de Bachar el-Assad, et son exil hors de Syrie.

De son côté, l’Egypte, qui compte moins de djihadiste en Syrie, ne semble pas intéressé par des négociations avec Damas sur cette question.

La Jordanie, elle, vient d’arrêter au moins quatre candidats à la guerre sainte qui s’apprêtaient à passer en Syrie. Tout en soutenant officiellement l’opposition syrienne, Amman ne tient pas à s’attirer les foudres de son puissant voisin, dont les Jordaniens connaissent très bien la capacité de nuisance hors de ses frontières.

Quant à la Libye, elle semble assumer sans complexe l’envoi en Syrie de certains des vétérans de la guerre civile, qui chassa Kadhafi du pouvoir à Tripoli l’an dernier.

Un opposant syrien raconte sa discussion avec un ministre libyen sur cette question :

« Qu’est-ce que vous êtes en train de faire en nous envoyant ces gens-là ? » « Il vaut mieux qu’ils soient chez vous que chez nous. Tu sais en Libye, la majorité des gens sont des islamistes modérés, mais il suffit de 2 ou 300 fous pour nous mettre dans la m…. Ils sont donc mieux ailleurs ».

Pareille politique n’est pas nouvelle. Après la chute de Saddam Hussein en 2003 à Bagdad, les régimes yéménites et saoudiens avaient, eux aussi, discrètement encouragé quelques-uns de leurs radicaux islamistes à aller faire le djihad contre « l’occupant américain » d’Irak. Quitte à s’en mordre les doigts quand certains d’entre eux rentrèrent ensuite au pays, aguerris au combat, et plus déterminés que jamais à lutter aux côtés d’Al Qaida contre le régime à Sanaa ou à Ryad.

Au chapitre de l’implication djihadiste en Syrie, signalons enfin que l’équipe de Kofi Annan considère que l’opposition syrienne « sous estime largement » le danger que font peser sur l’avenir du pays les « combattants étrangers » qui ont afflué en Syrie ces derniers mois, selon un représentant de cette opposition en contact avec le bureau de l’ancien secrétaire général de l’ONU, médiateur dans la crise syrienne.

malbrunot - jcpa.org - israel-flash

You can leave a response, or trackback from your own site.

One Response to “Syrie : décrétée nouvelle terre de Djihad”

  1. Charles Stone dit :

    Les djihadistes internationaux sont des hommes de mains du qatar, des Wahabbistes Saoudiens et des Emirats Arabe Unis. Ils rassemblent ces fous, les finances avec les pétrodollars et les envoient oùu ils veulent. Hier, c’est la destination: Lybie, aujourd’hui, les émirs voudraient que cela soit la Syrie. Et avec, la bénédiction de certains pays membres influents du conseil de sécurité.

Leave a Reply