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Israël : Gidéon Lévy, journaliste islamo-gauchiste trafique un sondage dans le journal Haarets.


Israël : Gidéon Lévy, journaliste islamo-gauchiste trafique un sondage dans le journal Haarets.

Il n’y a pas qu’en Europe que certains journalistes manquent d’éthique, en Israêl aussi. Gidéon Lévy bien connu pour sa haine de soi et son islamo-gauchisme, a complètement trafiqué  un sondage sérieux, evidement des quotidiens européens sans vérifications, ont suivi. On savait le quotidien en très grande perte de vitesse mais tout de même !!!!

Voici comment il commence son article

La majorité des juifs favorables à un régime d’apartheid en Israël: analyse d’une manipulation

par Gerard Fredj

Haaretz publie les résultats d’un sondage effectué à la veille de la fete de Rosh Hachana.

Le quotidien n’a jamais caché son engagement politique, il a toujours néanmoins fait preuve de sérieux journalistique.
Il résume pourtant les résultats du sondage sous un titre provocateur, livrant les conclusions sans analyse ni de contenu, ni de méthodologie. Gideon Levy, une des grandes signatures d’Haaretz, n’en sortira certainement pas grandi

Les résultats du sondage résistent cependant peu à une lecture critique que nous vous proposons.

Les questions, précise le quotidien, ont été rédigées par des universitaires, activistes d’organisations pacifistes et pour les droits civiques.

Le sondage serait « accrédité » et financé par une fondation privée, le Fonds Yisraela Goldblum – New Israeli Fund (NIF) mais celui-ci, dès mardi soir, affirmait sur son site internet -version en hébreu -, ne pas être lié à l’étude, et s’en démarquer.

Voici l’essentiel des résultats.
Une majorité des 503 personnes constituant l’échantillon, soit 59%, déclare vouloir que soit appliquée une préférence aux juifs plutôt qu’aux arabes pour l’admission aux postes gouvernementaux.

42% pour cent affirme ne pas vouloir vivre dans le même bâtiment qu’un arabe, ou voir ses enfants fréquenter une classe avec des écoliers arabes.

38 % seraient favorables à l’annexion des portions de territoire de la Cisjordanie sur lesquelles sont installées des implantations israéliennes, 36% seraient favorables au transfert de villes arabes sous autorité palestiniennes en échanges du transfert d’implantations juive sous souveraineté israélienne.

On pourrait écrire les mêmes résultats tout à fait différemment : une large majorité d’israéliens, 58% (soit 16 points plus que ceux qui y sont opposés) ne voient pas d’inconvénient à ce que leurs enfants aient à l’école des enfants arabes dans leur classe, ni à avoir un voisin arabe dans leur bâtiment.

Plus des deux tiers des israéliens, 69%, s’opposent à une loi empêchant les arabes israéliens de voter pour élire leurs représentants à la Knesset.
Une majorité d’israéliens juifs, 62 %, s’oppose à l’annexion de portions de territoires de Cisjordanie sur lesquelles sont installées des implantations israéliennes, 64% se prononçant contre le transfert de villes arabes sous souveraineté palestinienne.

Passons sur le reste des résultats qui établit une classification entre « plus racistes » et « moins racistes » parmi les orthodoxes les laïcs, les russes etc.
Pour l’intérêt documentaire, on pourra se référer au site internet et de préférence en hébreu car certains graphiques intéressant ne figurent curieusement pas dans la version anglaise en ligne.

Poursuivons maintenant l’examen des résultats: 74% seraient en faveur de routes séparées pour les deux communautés en Cisjordanie– plus précisément 24 % estiment que « c’est bien », 54% pense que c’est nécessaire, 17% y sont opposés.

Dans le cas où Israël annexerait la Cisjordanie, 69% refuseraient que soit accordé un droit de vote aux 2,5 millions de palestiniens.

Attachons nous ensuite à ce qui suggère le titre de son article à Haaretz, l’apartheid israélien, autour de deux chiffres :
- 39% des répondants estiment qu’il existe « d’une certaine façon » un apartheid en Israël, 19% pense que cet état de fait existe « dans plusieurs domaines », 31% pensent qu’il n’existe pas d’apartheid.
- Si Israël annexait la Cisjordanie, une majorité des juifs souhaiterait que le pays pratique une politique discriminatoire à l’égard des arabes.

Les critiques que l’on peut faire à ce sondage sont à la fois d’ordre idéologique (la modalité de formulation des réponses) et méthodologiques.

Sur la formulation des réponses, nous avons donné ci-dessus quelques exemples qui reprennent le miroir du verre à demi vide ou à demi plein; selon la formulation positive ou négative que l’on veut donner d’une réponse, on induit chez le lecteur, volontairement, une compréhension évidemment différente des résultats.
Elle touche, là, à l’honnêteté intellectuelle, et c’est bien dommage pour Gideon Levy.

Sur la question essentielle (du fait des répercussions médiatiques que les réponses auront), selon l’Institut qui a conduit le sondage, « la notion d’apartheid » n’apparaît pas claire pour « certains interviewés » – sans qu’en soit précisé la proportion.
Or la méthodologie des sondages implique une compréhension parfaite de la question par l’interviewé, sauf à y introduire un biais qui obère fortement le résultat.

L’Apartheid a pris fin en Afrique du Sud il y a 21 ans; il y a fort à parier que pour nombre des répondants, il s’agit d’une notion très éloignée de ce qu’il représente réellement : une politique de discrimination raciale, politique, culturelle, économique d’une minorité d’une population à l’égard d’une majorité différente racialement ou religieusement.

L’idée même d’un apartheid israélien va à l’encontre de sa définition.
La majorité de la population de l’état des juifs est juive, ses minorités représentent 20% de la population et élisent librement leur représentation politique au parlement israélien, sans entraves – alors même qu’une partie de leur représentation combat l’idée même de l’état d’Israël.

Qu’il existe des discriminations et des inégalités en Israël, personne ne le nie.

Mais il suffirait de demander aux « latinos » américains ou aux jeunes diplômés des banlieues sensibles françaises, s’ils pensent qu’ils sont victimes de discrimination dans leur pays.

Ce n’est pas pour autant que l’on accusera la France ou les Etats-Unis de pratiquer l’Apartheid.

Passer le pont de la discrimination à l’apartheid relève de la manipulation.

Il est d’ailleurs étonnant que sur un sujet aussi sensible, la recherche de l’opinion des israéliens se soit méthodologiquement appuyée sur des questions fermées (avec des réponses « oui », « non »), plutôt qu’à une recherche qualitative avec des questions ouvertes, qui auraient par ailleurs permis de vérifier la pertinence et la compréhension de la question par les interviewés.

Il en va de même pour la question concernant les routes séparées en Cisjordanie : combien d’israéliens les ont empruntées? 15%? 10% ou 5%?  La réponse serait surprenante.

Cela introduit un biais bien connu en sociologie : la distance au sujet.
Demandez à un jeune parisien de 25 ans s’il pense que les personnes âgées, dans les villages de 500 habitants, préfèrent acheter leur pain dans une boulangerie ou un dépôt de pain.
L’on obtiendrait à peu près n’importe quoi!

D’autant que le choix des questions fermées « inhibe » encore une fois la compréhension de ce qu’expriment les répondants : que recouvrent les motivations des réponses de ceux (parmi les 54%) qui pensent que « c’est nécessaire »? alors que l’on sait que les attaques de véhicules israéliens se multiplient sur les routes de Cisjordanie (pas besoin d’y aller, il suffit de suivre l’actualité).

Et pour éviter la science fiction, les concepteurs du questionnaire auraient pu commencer par une question essentielle: êtes-vous favorable à l’annexion de la Cisjordanie?

La réponse aurait été très majoritairement négative – comme cela a été le cas à chaque fois que l’on a sondé les israéliens sur le sujet.

Les israéliens, depuis maintenant plusieurs décennies, veulent majoritairement se séparer des palestiniens et de la Cisjordanie, sans que leurs gouvernants ne parviennent à traduire cela politiquement, et notamment parce que la partie palestinienne n’a pas toujours envie de parvenir à une solution.

Plus des deux tiers des israéliens manifestent leur ferme attachement aux valeurs démocratiques : ils refusent la limitation des droits des arabes israéliens et près de 60% à toute discrimination dans la vie quotidienne. Lorsqu’on leur demande si un auteur célèbre qui boycotte Israël doit pouvoir venir dans le pays, ils sont près de 50 % à répondre par l’affirmative, contre seulement 15% qui s’y opposent.

Il reste un gros tiers?

C’est beaucoup et cela traduit un malaise de la société israélienne qui n’est, à la fois, pas nouveau, mais également pas différent de la crise des sociétés occidentales avec la montée du racisme et de la xénophobie.

Israël se voulait lors de sa création un état différent, égalitaire, il est peut être temps de revenir à ces valeurs.

Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et que les brillants concepteurs du sondage aillent proposer le même type de questionnaire sur les juifs à Gaza, dans les territoires palestiniens, en Égypte ou en Tunisie, où l’antijudaïsme fleurit au quotidien.

Sur le fond, comment un israélien peut il réagir à l’idée de devenir minoritaire dans son propre pays?

Probablement comme un musulman libanais qui imaginerait perdre la majorité au profit de la forte majorité chrétienne, ou un égyptien dans la même situation au regard des coptes ; en « verrouillant » ce qui constitue les outils de son pouvoir.

D’autant que nombre de juifs en Israël sont originaires de pays arabes où ils savent ce que veut dire vivre en « dhimi », le statut de citoyen de seconde zone qu’a vécu la majorité de ces juifs en terre musulmane, et ça ce n’est pas de la science fiction.

Peu importe, dès mardi soir, la presse anglo saxonne, reprenait le titre d’Haaretz, sans plus de réflexion, tout comme l’Express – en commettant plusieurs erreurs d’ailleurs.

Le mal est probablement déjà fait !

Dialog est un institut de sondage réputé, dirigé par le Professeur Camille Fuchs de l’Université de Tel Aviv.

Source - israel-infos

comme le fait remarquer le très sérieux Honest reporting, aucun des graphiques n’a été retranscrit dans le Journal, ce qui aurait eu pour effet de dévoiler la supercherie.




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